Cookie Consent by Popupsmart Website Célébration du bicentenaire de la naissance du Vénérable Père Grégoire Fioravanti dans la Province « Sainte Elisabeth »
Jan 28, 2023 Last Updated 4:17 PM, Nov 21, 2022

Célébration du bicentenaire de la naissance du Vénérable Père Grégoire Fioravanti dans la Province « Sainte Elisabeth »

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Sans doute, les habitants de Grottes sont fiers que leur village soit le lieu natal du vénérable père Grégoire Fioravanti. Mais nous aussi le sommes, ses filles : Franciscaines Missionnaires du Sacré-Cœur. La mémoire reconnaissante des 200 ans de la naissance de notre Fondateur nous a engagées, d’une façon directe, en toute partie du monde. Image vraiment impressionnante qui fait penser aux premières religieuses missionnaires que le père Grégoire accompagnait avec une attention spéciale pour être envoyées dans les missions.  A nous, donc, la joie de vivre cette « continuité » du patrimoine du charisme, don de l’Esprit à toute l’Eglise.

La fête a été vécue en Famille, dans la joie ecclésiale et eucharistique. En province nous nous sommes donné rendez-vous online et nous nous sommes retrouvées à suivre la solennelle célébration eucharistique qui a eu lieu à Grottes de Castro. Le fil rouge qui nous relie est celui de la mémoire reconnaissante du passé : des écrits du Fondateur, des documents des débuts et du témoignage des premières sœurs nous découvrons l’inspiration vitale pour notre temps. Accueillir les défis du présent avec sa propre identité charismatique est le tissu existentiel dans lequel nous nous trouvons à vivre et œuvrer en tant que franciscaines et missionnaires. la figure du Père Grégoire est pour nous une invitation à regarder vers l’avenir et à parcourir un chemin renouvelé en syntonie avec l’Eglise, capable de donner réponses concrètes aux nouvelles générations.  Les 200 ans sont comme un fleuve de grâces qui coule dans notre Famille Religieuse, comme une petite graine qui porte des fruits abandonnés. En tant que Province, dans les jours précédant la fête du bicentenaire, nous avons eu l’occasion de suivre une importante conférence en ligne sur le profil héroïque de Ludovico Fioravanti, présentée par Sœur Beatrice Skorti du Liban, membre de la commission historique.

Ecoutons- la :

Le 3 avril 2022 j’ai eu la joie de pouvoir transmettre aux sœurs de la Province « Ste Elisabeth » la richesse de l’héritage de notre vénérable Fondateur, le père Grégoire Fioravanti. Il est vrai que j’ai travaillé pendant des années sur l’histoire de la province et non sur celle des Fondateurs. Mais l’un ne peut exister sans l’autre, tout comme l’arbre ne peut croitre sans racines et les feuilles sans sève. Alors, je me suis préparée à parler de ces racines et pour que les faits ne soient pas mon fantasme, j’ai utilisé le matériel documentaire recueilli au cours de la recherche.

Ludovico Fioravanti nait à Grottes de Castro (VT) le 24 avril 1822. Les documents relèvent qu’il reçoit les sacrements en temps voulu comme tous les chrétiens de son temps, et vit comme tous les autres garçons. Il reste orphelin à 6 ans. Imaginons comment ce manque ait  gravé sur son caractère d’enfant et adolescent. Tôt, il abandonne tout et se rend à Viterbe où commence une vie nouvelle qui le conduira à Venise et doucement il entrera dans notre histoire.

Prenons comme exemple saint François, notre Père Séraphique. Ni sa naissance, ni sa mission future ni sa bravoure en tant que cavalier l’ont fait proclamer saint, mais sa conversion et l’écoute du Crucifix. Il se dépouille, vit selon l’Evangile, embrasse la croix, suit le Christ jusqu’à la mort.

Que nous dit cette comparaison ?  Nous dit que, avant tout, les saints sont des personnes humaines qui transforment leur humanité en sainteté. C’est ainsi que nous voulons célébrer les 200 ans de la naissance de Ludovico Fioravanti. Sa naissance est importante car elle montre son humanité : il nait dans une journée de printemps, il grandit, entre au couvent, il étudie, devient prêtre, professeur, supérieure provincial, un franciscain normal, tranquille et toujours obéissant. Dans les documents, nous ne trouvons rien d’extraordinaire : Dieu le conduit à la rencontre providentielle avec la Fondatrice, Laure Leroux, et c’est ainsi, silencieusement, qu’il entre à faire partie de notre histoire. De cette rencontre nait un charisme dans l’Eglise et peut-être... un saint au ciel !

Ce qui nous intéresse, avant tout, c’est le rôle que le Père Grégoire a vécu depuis ce jour historique de la rencontre avec la Duchesse. C’est le 20 octobre 1859. Elle a 27 ans, lui 37 avec différentes expériences. Mgr. Battisti, qui commença, dans le Diocèse de Udine, le procès du père Grégoire, dira : « Peut-être qu’il ne se serait pas provoqué à l’exercice de la vertu héroïque si Dieu, seigneur de l’histoire, n’aurait pas mis sur sa route la Duchesse, Laure de Bauffremont ».

Père Grégoire, dans les mémoires historiques, pose cette rencontre à la lumière de la Providence et dit : « la noble dame de Paris fut l’instrument dont Dieu se servit pour commencer l’œuvre » et il met en évidence l’expression très belle « merveilleux sont les traits  de la Divine Providence à laquelle personne n’a le droit de demander pourquoi ceci et pas autrement ». Nous, aujourd’hui, devons comprendre le vrai sens de ces paroles car le père Grégoire les écrit vers le terme de sa vie et ce sont le fruit de son expérience vécue, parfois, avec amertume.

Le Calvaire du père Grégoire débute alors que la Fondatrice décide d’abandonner le terrain à lui. Ses peurs et ses angoisses du succès initial, de la beauté et de la richesse de l’œuvre se réalisent : « Peut-être que ce sera la volonté de Dieu » ? Avec une foi sure et en silence, l’humble franciscain marche dans l’obscurité, obéissant à la volonté des supérieurs.  Il devient un exemple héroïque quand il sauve ce qui peut être sauvé. D’un côté, les jeunes sœurs souffrent la famine, la maladie, la mort. De l’autre côté, le monastère est en péril de vente, de suppression.  Ensemble à ses filles, il tend les mains pour l’aumône, frappe à la porte des évêques, des maires, des cardinaux, envoie des lettres confiant dans la Divine Providence, sans négliger la préparation des sœurs pour les missions.

Le Père Grégoire affronte patiemment un torrent d’événements orageux et tragiques. Il se prépare avec un engagement constant à la conformité du Christ Crucifié.

Les épreuves le purifient, le dépouillent complètement, il reste seul, à l’écart, pendant 17 ans, jusqu’au jour de sa mort. Il supporte tout avec foi, avec patience, avec force, avec confiance en Dieu.  Beaucoup de ses écrits (lettres aux sœurs en mission) révèlent qu’il était un homme de prière et il n’acceptait pas que ses filles, pour n’importe quelle raison, négligeassent la prière. Dans les premières lettres échangées avec le père Théophile, alors que les premières religieuses missionnaires arrivent à Constantinople, on note la lamentation que ces filles de Gemona, très gentilles, très polies, très franciscaines, ont un défaut : « elles sont plus Madeleines que Martes » et que cela rend la vie missionnaire à Constantinople assez difficile. Le Père Grégoire est catégorique : les religieuses ne peuvent pas être de bonnes Martes si elles ne sont pas d’abord de bonnes Madeleines. Le charisme confié par Dieu a la Fondatrice ne doit pas  changer  d’un iota. « Les sœurs doivent prêter aide aux missionnaires aussi par la prière ».

Qui sait combien de fois, au cours de sa dernière partie de vie vécue dans la clandestinité, la solitude, l’abandon, il a tout déposé aux pieds du Crucifix. De la contemplation, il puise la résolution d’adhérer inconditionnellement à la volonté de Dieu pour le bien de ses filles. Devant le Crucifix, dans l’étreinte de la madone, il s’éteint en silence, nous laissant à  nous toutes sa bénédiction. « Oui, je les bénis toutes, les présentes et les futures ».

Plus qu’avec des mots, le Père Grégoire Fioravanti, notre Vénérable Fondateur, nous parle avec sa vie, ses actions et silences ; avec sa charité, ses attitudes et vertus. Son précieux héritage est le sceau de sa sainteté qui, nous l’espérons, sera bientôt proclamée par l’Eglise.


 

Last modified on mardi, 18 octobre 2022 14:25

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